Actualités en psychologie clinique et psychopathologie

Vous trouverez dans ces pages l'actualité du Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital - Ecole de psychanalyse (RPH)

ELODIE CHOPARD, psychothérapeute/psychanalyste Paris 9è


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Conférences pour étudiants en psychologie et médecine à Paris


Deux fois par an, au printemps et en hiver, le RPH organise un colloque sur un thème éclairé par la psychanalyse. Ces colloques peuvent porter sur des thématiques de société, d'actualité ou encore des thématiques travaillant l'articulation possible entre médecine et psychanalyse. Chacune de ces journées est l'occasion de la parution de la "Revue de psychanalyse et clinique médicale", qui regroupe les textes des interventions présentées lors du colloque mais aussi d'autres articles de psychanalyse sur le thème.

XLI è ème Colloque du RPH :

Du traumatisme et de ses temporalités

Samedi 16 octobre 2021

Le concept de traumatisme psychique trouve ses racines aux fondements de la psychanalyse. Plus d’un siècle après son invention, il demeure essentiel et détone d’actualité. Produit de la rencontre entre un évènement et l’incapacité de l’être à traiter cet afflux d’excitation, le traumatisme a vu sa conception évoluer au fil des avancées freudiennes et lacaniennes.

Imprévisible, inattendu et soudain, il s’impose avec force et par effraction, sidérant le psychisme. Avec la découverte d’un « au-delà du principe de plaisir » en 1920, Freud avance que la fixation à l’expérience vécue traumatique occasionne une compulsion de répétition, rejouant le traumatisme dans l’après-coup. Bien que déplaisante et malmenant l’existence de l’être, ce dernier peine à s’en libérer. Ce lieu de jouissance au-delà du plaisir sera situé par Lacan à l’endroit du troumatisme, néologisme désignant le trou devant lequel les signifiants manquent, révélant la rencontre avec le Réel. 

Quelles voies possibles pour sortir de la répétition traumatique ? De quelle manière penser le traumatisme à la lumière des trois registres lacaniens ? Quid de la notion psychiatrique de trouble de stress post-traumatique

À l’aune des interventions des cliniciens membres du RPH-École de Psychanalyse, ce quarante-et-unième colloque nous donnera l’occasion d’aborder la clinique du traumatisme, en articulant théorie et pratiques contemporaines.

CLIQUEZ ICI pour vous inscrire 


[1] Freud, S. (1920). « Au-delà du principe de plaisir », in Œuvres Complètes vol.XV, Paris, PUF, 2019, p. 277.
[2] Lacan, J. (1959-1960). Le Séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse,Paris, Le Seuil, 1986, pp. 9-375.
[3] Lacan, J. (1973-1974). Le Séminaire, Livre XXI, Les Non-dupes errent, Paris,ALI, 2001, inédit, p. 128.

Journée d'étude "Neurosciences et psychanalyse : un partenariat possible"

Samedi 29 mai


Les neurosciences s’intéressent au système nerveux, la psychanalyse étudie le psychisme humain. Deux disciplines différentes, un point commun : l’être parlant, doté d’un cerveau et d'un désir inconscient.  

Freud, inventeur de la psychanalyse, a lui-même commencé sa carrière en tant que neurologue. Aujourd’hui, pour être psychanalyste, il n’est pas nécessaire de passer par la formation neurologique. Pour autant, ces deux disciplines, neurosciences et psychanalyse, se rencontrent car toutes deux travaillent avec l’être parlant : par l’étude du cerveau pour les premiers, par celle du désir inconscient pour les seconds. Spécialistes du cerveau et psychanalystes peuvent être amenés à recevoir les mêmes patients, d’où l’importance de cultiver un travail en partenariat, respectueux des spécificités de chaque domaine d’expertise. 

Corps, organisme, chances de réveil, récupération, rechutes, résistances, plasticité cérébrale… à partir des interventions de médecins et des cliniciens membres du RPH, nous verrons au cours de cette journée d’études comment psychanalyse et neurosciences peuvent s’allier pour une meilleure prise en charge du patient. Cette journée s’inscrit dans l’esprit du travail en partenariat, par lequel chaque spécialiste travaille de concert avec l’autre. 

Espace Vinci- 25 rue des Jeûneurs 75002 Paris 
Métro Bourse ou Grands Boulevards 
Ligne 3, 8, 9 

 

Renseignements auprès des organisateurs:
Fairouz Nemraoui : 0635478136
Alexis Pochez : 0648136533
Matthieu Julian : 0783816704

Vous pouvez vous inscrire en ligne ci-dessous par Paypal ou par courrier à Fairouz Nemraoui, 39 rue de Verdun, 94220 Charenton, en insérant avec votre règlement, un papier avec vos nom, prénom, statut étudiant ou profession, numéro, mail, adresse postale. 


 

Au vu des mesures sanitaires, les événements sont limités à 45 personnes sur place. Au delà des 45 premiers inscrits, les participants seront invités à suivre la journée en ligne, par Zoom. 

Si vous souhaitez d'ores et déjà privilégier ce dispositif en ligne, merci de le préciser en envoyant un mail via ce formulaire de contact.

XL ème Colloque du RPH en vidéo par l'application Zoom

L’inattendu fantasme

Qu’il soit conscient ou inconscient, le fantasme est un élément central de la vie psychique. Il est sous-jacent au symptôme, au rêve, à la mise en acte1 et, avant tout, s’entrelace avec le désir de l’être. C’est pourquoi il ne se dit pas facilement et ne se dévoile pas sans avoir opposé résistance.

Puisqu’il met en scène le désir, et par là même l’interdit, il gêne, surprend, dérange. C’est la chute de ces défenses qui confère au fantasme son aspect inattendu.     

En 1915, (2) Freud place les formations fantasmatiques comme constituant un point d’accès privilégié au passage entre conscient et inconscient. Lacan quant à lui, révèlera l’importance de la grammaire de la formule fantasmatique dans ce qu’elle dévoile du rapport de l’être à l’objet (3).

Le fantasme occupe une place spécifique dans la clinique psychanalytique et la question de sa traversée y est prépondérante. Comment le clinicien opère-t-il avec le fantasme ? En tant que production imaginaire, comment le fantasme s’articule-t-il aux différents registres lacaniens ?

Quelle évolution peut être observée sur la place accordée aux fantasmes au cours d’une cure psychanalytique ?
La journée sera ainsi consacrée à cette production de l’esprit, cette illusion, qui s’oppose à la réalité perceptive et que l’être a tant de mal à dire.
Ce quarantième colloque sera l’occasion de nous pencher sur cette notion fondamentale en psychanalyse et de présenter, à travers les interventions des cliniciens membres du RPH-École de Psychanalyse, une articulation entre pratique clinique et théorie autour du fantasme et de son caractère inattendu.

[1] Laplanche, J. & Pontalis, J.-B. Vocabulaire de la psychanalyse, Paris, PUF, 1967, p. 155.
[2] Freud, S. (1915). « L’inconscient », in Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1968, p. 103.
[3] Lacan, J. (1966-1967). Le Séminaire, Livre XIV, La logique du fantasme, Paris, Éditions
du Seuil, 2004.

Compte tenu du contexte sanitaire actuel, le colloque se tiendra également en distanciel via ZOOM. Les personnes souhaitant y assister ainsi recevront en amont un lien leur permettant d'accéder au colloque le jour J. 

XXXIX ème Colloque du RPH en vidéo par l'application Zoom

Angoisses

Compagnes aux mille visages, les angoisses résonnent en chacun d’une manière singulière. S’invitant dans le corps comme sur la scène psychique, elles deviennent, passé le seuil du cabinet de psychanalyse, autant d’indicateurs pour le clinicien.Car agissant en leurres, elles trompent autant qu’elles révèlent ce qui est en train de se jouer pour un être dans son rapport au manque.

L’angoisse constitue un concept central en psychanalyse. Freud s’y intéressera très tôt et opérera, en 1926[1], des transformations importantes quant à la théorisation de sa source et de son destin. L’élément majeur du passage de la première théorie freudienne de l’angoisse à la seconde se situe dans le rapport que cette dernière entretient avec le refoulement, envisagé dès lors comme conséquence et non plus comme source de l’angoisse.

En 1962, prenant appui sur les avancées freudiennes, Lacan consacrera à l’angoisse toute une année de son séminaire [2]. Il y développera notamment le rapport de l’angoisse avec le désir de l’Autre.

Quelles sont les multiples formes que peut prendre l’angoisse ? Dans quelle mesure les théories freudo-lacaniennes qui soutiennent la pratique psychanalytique des membres du RPH offrent-elles un repérage toujours actuel dans la clinique contemporaine ?

En réponse à l’urgence qui conduit un être assailli d’angoisses à consulter, ou à l’embrasement soudain des angoisses au cours d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse, nous explorerons notamment les techniques que déploie le clinicien pour que ces angoisses soient mises au service de l’avancée de la cure plutôt qu’elles n’œuvrent à lui faire obstacle.

 
[1] Freud, S. (1926). « Inhibition, symptôme et angoisse », in Œuvres complètes, Vol. XVII, Paris, PUF, 1992, pp. 203-286. 
[2] Lacan, J. (1962-1963). Le Séminaire, Livre X, L’angoisse, Paris, Éditions du Seuil, 2004.

XXXVIIIe Colloque du RPH

La clinique psychanalytique de l’enfant, l’adolescent et sa famille

Le petit Hans (1) , le cas Dominique (2) ou encore Dick (3) sont des figures emblématiques de ce que la psychanalyse a apporté à la clinique infantile.

Ces expériences singulières nous invitent à examiner les dispositifs actuels dans le champ de la psychanalyse et ceux à inventer.

Lorsqu'une demande de prise en charge concerne un enfant, un adolescent, ou bien même une famille, de quelles façons le clinicien est-il amené à opérer ?
À quelles techniques peut-il avoir recours afin de proposer une psychothérapie à un enfant ?
De quelle manière conduit-il la cure d’un adolescent, pris dans les remaniements psychiques puissants propres à son âge, tiraillé entre une position de dépendance et un désir d’émancipation ?

Instaurer une coopération de travail avec les adultes qui ont la charge de ces jeunes patients paraît indispensable.
En partant de l’hypothèse de Jacques Lacan (4) que le symptôme de l’enfant ou de l’adolescent concerne ses parents et plus exactement leurs instances intrapsychiques, quelles propositions cliniques le psychothérapeute ou le psychanalyste peut-il offrir afin de construire une nouvelle voie possible ?

Nous verrons comment la psychanalyse peut amener à une rectification subjective pour ces êtres qui composent une famille. Lors de ce trente-huitième colloque, les membres du RPH proposent d’explorer ces questions, en partageant, à cette occasion, la méthode, les techniques et la théorie qui guident leur clinique quotidienne.
 
1 Freud, S. (1909). Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans, Cinq psychanalyses, PUF, Paris, 1973, pp. 93-198. 
2 Dolto, F. Le cas Dominique, Paris, Editions du Seuil, 1985. 
3 Klein, M. (1930). L’importance de la formation du symbole dans le développement du moi, in Essais de psychanalyse, Payot, Paris, 2005, pp. 263-278. 
4 Lacan, J. (1969). Deux notes sur l'enfant, Ornicar?, n°37, Navarin Éditeur, Paris, 1986, pp13-14.

Anciens colloques du RPH

Quelles souffrances
au travail ?

Le travail, voie privilégiée de sublimation de nos pulsions selon S.Freud, procure nombre de satisfactions, liées au savoir, à la responsabilité, à l’autonomie.

Pourtant, il peut aussi devenir source de souffrances. Stress, déshumanisation des relations, sentiment d’incompétence, inactivité forcée ou, au contraire, surinvestissement professionnel sont autant d’afflictions présentes dans le discours des patients et psychanalysants. Avec des conséquences, subjectives et sociales, retentissantes : effondrement somatique de l’être, flambée de l’absentéisme, consommation toujours grandissante de médicaments, souffrances rangées aujourd’hui sous la bannière de « burn out ».


L’approche psychanalytique éclaire la question de l’aliénation au travail. Déterminé par le désir resté inconscient, le lien au travail peut devenir un symptôme pour l’être. C’est cette voie de jouissance mortifère, pouvant pousser au sabotage de son désir, que la cure psychanalytique invite à dévoiler et à modifier.

Comment la psychanalyse peut-elle dénouer ce qui est en jeu dans ces souffrances et faire advenir un désir de travailler ? Cette journée sera l’occasion d’explorer cette question et d’échanger autour de ces maux de l’être aux prises avec le monde professionnel, prises que la psychanalyse invite à reconsidérer. 

Suites de l’Œdipe : Destins de la castration et du penisneid 

Lors des précédents colloques il fut question du complexe d’Œdipe : fantasmes ravageurs, attaches œdipiennes, symptômes et désir étaient au rendez-vous. 

Dans cette continuité, nous vous proposons d’aborder lors de cette journée les destins hétéroclites de la castration et du penisneid dont nous sommes témoins dans la clinique psychanalytique quotidienne.

La découverte freudienne de l’envie du pénis, ou penisneid, prête à débat. Pourtant, dans l’intimité de la consultation, après quelques circonlocutions, l’association libre se déploie et signale ce fantasme d’attribution et ce désir refoulé

Pour l’homme, pas de penisneid mais pas moins d’artifices, de ruses et d’astuces pour ne pas s’approcher du manque.

Dans cette dialectique, un seul et même but : éviter la castration ! Mais à quel prix ? Quels sont les effets de ce refus dans la vie de l’être ? Comment s’illustrent-ils dans la cure psychanalytique ?  

Qu’il soit question de la parade masculine ou de la mascarade féminine, le travail de la cure  propose une autre voie à explorer, celle du désir. Quelles conséquences alors sur la vie de l’être ? Quels enjeux pour lui-même et la cité ? 

À partir de la clinique des membres du RPH, nous vous proposons de penser ensemble ce choix opéré par chacun face à la castration

LES TROIS TEMPS DE L'ŒDIPE

Acte 3 : La sortie de l’œdipe :
symptôme ou désir, il faut choisir !

Cette journée vient clore notre cycle de colloques consacrés à l’Œdipe, complexe central tant dans la structuration psychique de l’être que dans la conduite des cures.
Le troisième et dernier temps du complexe d’Œdipe en organise le crépuscule, l’occasion pour l’être de se déprendre de ses désirs infantiles incestueux. Lorsqu’il y a refus, évitement, ou petits arrangements face à ce nécessaire renoncement, l’être – qu’il soit enfant, adolescent ou adulte – en paye le lourd tribut. Souffrances, conflits et symptômes se déclarent : déscolarisation, échecs professionnels et amoureux répétés ou encore discordes familiales interminables. Les cliniciens reçoivent des patients et des psychanalysants qui sont en difficulté avec ce qu’implique le déclin du complexe d'Œdipe, soit d’abandonner fantasmes et identifications imaginaires vis-à-vis de père et mère, pour investir la voie du désir, inévitablement articulée à la castration symbolique.
À partir des interventions des cliniciens, nous réfléchirons aux directions à la fois singulières et plurielles prises par l’être face à la castration : un choix s’opère entre symptôme ou désir. Qu’en est-il lorsqu’il y a échec, et comment l’être va-t-il s’organiser dans son rapport avec son désir ? Comment les symptômes prennent-ils naissance dans ce noeud ? Comment pouvons-nous articuler sortie de psychanalyse et sortie de l'Œdipe ?

LES TROIS TEMPS DE L'ŒDIPE

Acte 2 : Entrée en scène du père

« Cela est si fondamental que si nous essayons de situer dans un schéma ce qui fait tenir debout la conception freudienne du complexe d’Œdipe, ce n’est pas d’un triangle père-mère-enfant dont il s’agit, c’est un triangle (père)-phallus-mère-enfant. Où est le père là-dedans ? Il est dans l’anneau qui fait tenir tout ensemble »1.

 

Au-delà de l'homme – ou de la personne – qui l'incarne, le père représente avant tout une fonction : la fonction paternelle. Celle-ci vise à la fois à priver la mère de l’enfant et à interdire la mère à l'enfant. Cette fonction tierce introduit l'enfant et rappelle la mère au manque maternel troublant ainsi leur illusion de complétude.

 

Couple mère-enfant inséparable, confusion des rôles, famille recomposée, garde alternée, la clinique nous indique combien les organisations familiales actuelles sont multiples. Quelle place pour le père dans celles-ci ? Comment la fonction paternelle s'inscrit-elle pour chacun et quelles impasses trouve-t-on dans la clinique quant à cette introduction du père ? Lors de ce colloque, nous explorerons ce temps fondamental qu'est la mise en place de la fonction paternelle, à partir du matériel clinique issu des cures conduites par les membres cliniciens du RPH.

 

1 Lacan, J. (1955-1956) Le Séminaire, Livre III, Les psychoses, Seuil, Paris, 1981, p. 359.

 

LES TROIS TEMPS DE L'ŒDIPE

Acte 1 : Mère, enfant, phallus. L’étoffe d’un désir. 

Le désir inconscient est le désir de l’Autre .1

Les enfants rois, les « grands enfants » qui ont du mal à couper le cordon, les mères poules fusionnelles qui peinent à concilier à la fois leur position de mère et de femme, sont autant de manifestations des problématiques œdipiennes où difficulté de séparation et ignorance de son désir propre s’entrechoquent. Aussi, si cette première relation entre la mère et son enfant est profondément marquée par l’ambivalence amour-haine, c'est qu'elle revêt précisément cette question d'un désir dont l’étoffe se tisse dans l'aliénation au désir de l’Autre.

Dès lors, depuis cette première étape de l’Œdipe, quels sont les enjeux de la relation à trois termes : mère, enfant, phallus ? En quoi l’arrivée d’un enfant vient-elle questionner l’Œdipe de la mère et son rapport singulier au manque ?
Et, pour l’enfant, comment le désir arrive-t-il à naître entre besoin et demande ?

Parce que le clinicien a quotidiennement à opérer avec ces problématiques de séparation, c'est au travers de leur pratique clinique que les cliniciens du RPH vous proposent d’approcher lors de ce colloque, ce rapport fondamental au premier objet d’amour tel qu’en témoignent patients et psychanalysants dans leurs cures.

1 Lacan, J. La direction de la cure. Dans Écrits. Paris : Le Seuil, 1966, p.632.  

Amour et transfert : au cœur de la clinique psychanalytique

Tout est mystère dans l'Amour. Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance.1

De l’amour de soi à l’amour de l’autre, l’amour anime et nous pousse à vivre. Mais, quand il s’enflamme et devient passion de l’être, l’amour fait mal.
Relation fusionnelle, conflictuelle, besoin pathologique d’aimer ou d’être d’aimé, lien d'emprise... quand la dépendance extrême emboîte le pas au sacrifice de soi alors, soudain, la haine se met à chasser l’amour qui se meut en pure souffrance.

La clinique psychanalytique témoigne largement de la multitude de ces visages au cœur du transfert. Cet « amour véritable » (2) qui se retrouve précipité dans la cure prend ici la teinte propre aux nuances de l’infantile. Freud le qualifiait d'amour de transfert qui, de par l'ambivalence de l’être, constitue aussi bien le moteur de la cure que la plus forte résistance qui puisse s'y opposer.

Comment ces différentes facettes de l’amour se parlent-elles dans la clinique psychanalytique ? Du désir d’amour au désir de savoir, comment le psychanalyste opère-t-il dans le maniement du transfert ? Comment l'être peut-il sortir de cette passion qui le touche en plein cœur et implique tant de souffrance dans sa vie ?

L'école du RPH vous propose d'interroger ensemble ce mystère dans l’amour et d’explorer ses expressions dans la cure.

1 La Fontaine, J. de. L’Amour et la Folie. Dans Fables de La Fontaine, livres VII à XII. Paris : Belin, 1886, p. 185. 

2 Freud, S. Remarques sur l’amour de transfert. Dans La technique psychanalytique. Paris : Presses Universitaires de France, 2010, p. 139.

La passion de l'ignorance ou le savoir inconscient

La passion de l’ignorance dans la cure ne témoigne-t-elle pas de l’accès vicié du sujet à sa propre vérité ? Qu’est-ce que méconnaître son désir si ce n’est en ignorer les contours et implications quotidiennes ? Douleurs sourdes, relations conflictuelles, passions déchues ou responsabilités négligées ; autant de manifestations invitant l'être à explorer avec méthode ce "rien vouloir savoir" dans la cure.

 

Visant cette folle passion de l'ignorance dans le transfert, un pacte - constitutif de toute la situation psychanalytique - invitera désormais le sujet à faire l'expérience de l'ignorance où le laisse son symptôme.

Présentation du Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital

La Consultation Publique de Psychanalyse (CPP) et le Service d’Écoute Téléphonique d’Urgence (SETU?) sont des dispositifs mis en place par le Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital (RPH).

Le RPH propose en effet une consultation où toute personne qui le souhaite peut rencontrer un psychothérapeute formé à la psychanalyse dans le cadre d’une psychothérapie, voire d’une psychanalyse. Elle s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants ou aux adolescents souffrants de difficultés d’ordre psychique, corporel ou organique. En effet, les cliniciens du réseau sont formés pour travailler en tenant compte de la singularité de chaque cure. Actuellement, plusieurs CPP existent à Paris et en proche banlieue, les rendez-vous y sont proposés rapidement (sous 48h) et le paiement des consultations est défini en fonction des moyens financiers de chacun.

Pour faciliter un premier rendez-vous, nous avons par ailleurs mis en place un Service d’Écoute Téléphonique d’Urgence (SETU ?) qui est assuré par des psychanalystes du réseau 24h/24 et 7j/7 au 01.45.26.81.30.

Parce que certaines contraintes propres aux services de droit commun peuvent impliquer des temps d’attente relativement longs afin d’obtenir un premier rendez-vous pour engager une psychothérapie ou empêcher sa régularité. Le RPH se propose d'être partenaire et relai des structures médico-sociales dans leurs actions. En effet, les psychothérapeutes et  psychanalystes du réseau peuvent autant se déplacer à l'hôpital que recevoir un patient suivi en  Centre Médico Psychologique ou adressé directement par un médecin libéral.

Voici résumé à quoi œuvre notre réseau qui, dans un engagement avec le social, vise à répondre à la souffrance psychique des parisiens par un dispositif clinique solide qui a fait ses preuves puisque le RPH existe depuis 1997 et la CPP depuis 1991.

Pour contacter le Service d'Écoute Téléphonique d'Urgence 

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