Combien coûte une consultation? 


Psychothérapie, psychanalyse à Paris


La question du règlement des séances fait partie intégrante de la cure selon la conception psychanalytique du travail psychothérapeutique. 


Elle est à la fois au centre de la réalité des aspirations personnelles, professionnelles et familiales des individus et corrélée au désir propre de chaque personne qui souhaite guérir de ses symptômes. Pour le psychothérapeute cette question n’est ni épineuse, ni secondaire et encore moins gênante ou socialement inconvenante. Dans ce sens, il invite le patient qui vient en séance pour la première fois à parler librement les moyens financiers dont il dispose à un temps T. Alors, le patient propose un montant qui lui permette d’envisager sa cure dans le temps en tenant compte de son réel (période d’emploi ou d’inactivité, sortie ou reprise d’études, personnes à charge dans son foyer, créances non soldées, etc.) Ce réel nécessite l’accommodation du psychothérapeute.

Pour autant, cette disposition financière réelle ne doit pas venir tirer l’être vers le bas ni devenir une sorte d’arrangement (conscient ou non) avec lui-même et avec ses symptômes. Travaillée au cas par cas, cette question financière trouve sa résolution en séance dans le lien de transfert au psychothérapeute qui est du côté du patient et non du côté de ses symptômes. Une fois démêlée, l’être pourra alors s’engager vers un horizon ouvert qui laissera place au travail psychothérapeutique en augurant des jours meilleurs.

Généralement, lorsqu’une solution est trouvée avec le psychothérapeute, se produit un effet de lancement dans la dynamique subjective qui porte ses fruits à long terme. Parce que la vie psychique est pour une part inconsciente, elle ne connaît pas la routine ni aucun carcan rigide et cette labilité innerve continuellement la vie d’âme. Dans ce sens, si une somme fixe doit être établie pour le règlement des séances la question des rapports de l’être à l’argent doit trouver un accueil en séance qui supporte les mouvements issus de sa vie psychique, pulsionnelle avec ses inconsistances et ses résistances.


Brèves & articles :









Précarité & souffrance des étudiants 

Comment l'étudiant isolé peut-il rencontrer un psychologue ?

L’isolement peut survenir à chaque âge de la vie pour des raisons diverses. La rupture de liens amicaux, familiaux ou encore le manque de relations professionnelles peuvent faire suite à des changements majeurs dans l’existence (deuil d’un proche ou d’un parent, recherche d’indépendance à l’issue de sa scolarité, changements de carrière, déménagements, éloignement de son lieu de naissance, etc.)

Mais nous pouvons aussi rompre des liens par nécessité ou simple préférence personnelle. Encore, changer de repères parce que nos centres d’intérêts sont modifiés par le passage du temps, l'évolution personnelle.

Une séparation ou un déménagement peuvent peuvent rebattre les cartes de nos anciennes relations puis par effet ricochet, tout un entourage plus ou moins proche.

La particularité de la période d’étude est de se situer dans un temps postérieur à la vie familiale et antérieur à l’autonomie financière complète. Il est évident que cette période varie considérablement d’une famille à l’autre en fonction des possibilités financières qu’elle offre aux jeunes.

Dans une large mesure, les étudiants manquent de moyens financiers voir souffrent pour la majorité d’entre eux, de graves difficultés. La récente période de pandémie du COVID 19 a rendu visible cette précarité étudiante aux yeux de la société toute entière qui, jusqu’alors, n’en avait pas encore pris sa juste mesure.

Cette précarité existait bien avant malgré les efforts de nos politiques publiques. Elle perdure du fait d’une précarisation plus générale de la société pour laquelle les récentes politiques d’austérité, les effets de l’inflation galopante et le ralentissement économique global continuent de retentir sur des catégories sociales déjà fragilisées telle que les étudiants.

Durant cet âge de la vie le jeune est tributaire d’aides financières extérieures, de « petits boulots » pour conquérir son autonomie financière. Il doit mener de front ses études et sa vie professionnelle tout en conservant de solides liens affectifs. Certains, plus fragiles que d’autres ne remplissent pas la fonction d’identification qui devrait lui permettre de supporter les remous psychologiques que ces difficultés impliquent. Des relations trop friables, labiles voir parfois même inconsistantes ou nocives accentuent l’angoisse et l'anxiété déjà présentes chez le jeune.

Sans un fort désir d'accomplissement personnel alors qu'il doit jongler avec peu de moyens pour se divertir et s'enrichir socialement, il peut être amené à s'isoler, se replier sur lui-même. Certains déjà fragiles sont traversés d'un dangereux sentiment de laisser-allé, de pensées dépressives ou suicidaires, voir d'un détachement pathologique vis à vis eux-même.

Dans ces cas graves, la consultation avec un psychologue est nécessaire. Elle doit pouvoir se faire à la demande du jeune lui-même ou par celle des parents lorsqu'il est encore mineur. La psychothérapie permettra de construire une solution face aux risques d'isolement. C'est le lieu pour dire ses ressentiments et sa crainte du découragement. S'affronter à ses désillusions affectives, ses frustrations et certaines déconvenues amoureuses qui représentent autant de drames existentiels qu'il lui faudra dépasser pour construire de nouveaux liens.

Psychothérapeute au sein du Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital - RPH École de psychanalyse, je reçois les étudiants en consultation dans le cadre de la Consultation Publique de Psychanalyse - CPP de Paris. Le prix de la consultation tiendra compte de leurs possibilités financières pour que celles-ci ne soient pas un frein.

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La psychothérapie contre le harcèlement en ligne

Pensées obsessionnelles : pourquoi "stalker" sur les réseaux sociaux ?  


Pour l'Acamedie francaise, stalker au sens de harceler est un anglicisme qui signifie « chasser à l’affût » et, par extension, « traquer ». Cette pratique compulsive renvoie au champ lexical de la chasse, comme guetter, traquer, chasser, mais aussi épier ou harceler."

Dans la nosographie psychiatrique dont la psychanalyse est héritière, cette pratique qui consiste à épier compulsivement des images à l'insu de celui qui les partage (pour le "stalker") n'est pas nouvelle. Son actualisation provient des réseaux sociaux qui ont démultiplié sa pratique tout en la banalisant.

Bien que dans l'air du temps, elle constitue pourtant un symptôme psychique majeur chez celui qui ne peut plus se défaire de ses vérifications compulsives. Par exemple, lorsqu'une ancienne relation a coupé les ponts, un membre de sa famille nous ignore, un collègue rejette nos "invitations", une ami(e) ne donne plus de nouvelles, etc.

Le recours impulsif à rechercher tout indicateur d'une intimité, d'un lien, d'une nouvelle sur la personne épiée prend alors une ampleur telle que le "guêteur" y retourne encore et toujours.

Des relations conflictuelles intériorisées se déroulent dans l'imaginaire de celui qui épie le quotidien d'un autre. Animé par une compulsion de répétition inconsciente, la scène psychique devient le théâtre de rancunes, d'espoir, d'envie.

Ces vécus émotionnels impliquent à la fois la frustration d'être extérieur à la vie de l'autre en même temps que le soulagement de ne pas avoir à lui rendre de compte. Une ambivalence entre attraction et rejet agit en produisant une captivation par l'image d'absence.

Cette idéalisation nourrie des désirs de vengeance, parfois même de haine qu'il est préférable de parler en psychothérapie plutôt que d'agir au quotidien dans des actes iréfrénés.

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Qu'est ce que la "logique du partenariat" en psychiatrie ? 

Quel maillage entre professionnels libéraux en psychiatrie ? 

Sans prétendre décrypter l’ensemble des usages en psychiatrie aujourd’hui, nous verrons brièvement comment le psychanalyste peut être intégré au maillage social des professionnels libéraux qui gravite autour des patients et psychanalysants de sa consultation.

Les patients que nous reçevons en psychothérapie et en psychanalyse côtoient quotidiennement de nombreux professionnels de santé libéraux qui, a priori n’interviennent qu’en leur nom propre sans « opérer» cliniquement de manière « systémique ». C’est-à-dire, en se signalant par exemple les uns auprès des autres, ou encore en faisant lien pour ces personnes parfois isolées, précaires voir même décompensées avec le tissu associatif, hospitalier, etc. Autrement dit, en faisant système en faveur du patient.

Ainsi parfois, ce manque de maillage peut laisser tourner à plein des transferts "éclatés" entre les différents référents de santé.

En effet, des patients en phase maniaque par exemple peuvent manifester leurs impulsions par des achats compulsifs, des vols en magasin, des « scandales » chez les commerçants, dans les lieux publics ou encore souffrir d’incurie à leur domicile ou avoir des pensées suicidaires, etc.

Et, lorsque certains sont reçus par des psychiatres libéraux ou des médecins généralistes ou spécialisés qui décèlent ces signaux cliniques, ils peuvent leur prescrire des traitements médicaux que ceux-ci refuseront par crainte des effets secondaires ou par défaillance du lien au médecin, sans qu’à aucun moment, ces professionnels n'estiment bénéfique de se mettre en contact avec les psychanalystes que leurs patients côtoient pourtant depuis de nombreuses années.

Ces professionnels de la médecine ne sont parfois consultés qu'à de mince reprises en cas d'urgence et leurs prescriptions médicales souvent lourdes (régulateurs thymiques, neuroleptiques, antipsychotiques, antidépresseurs, etc.) peuvent venir entacher la confiance que leur avait initialement accordés ces patients par crainte de leurs effets, alors même qu'ils leur seront nécessaires.

Dans ces cas de rupture de lien aux médecins prescripteurs, les psychanalystes continuent d’œuvrer à dégonfler l'imaginaire persécuté de ces patients en appuyant l’autorité de la parole des médecins et la confiance qu’ils peuvent leur faire. Car justement, en cas d’urgence (de risque suicidaire par exemple), ils doivent pouvoir recourir facilement à ces spécialistes.

L'Ecole du Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital (RPH) reconnaît les enjeux de cette « cônification du transfert » en faveur des patients et psychanalysants. Elle a donc instauré de longue date une "logique du partenariat" entre les psychanalystes de l’Ecole et le corps médical référent (médecin généraliste, psychiatre, chef de service de médecine générale et spécialisé, etc.)

Cette logique implique qu’avec l’accord des patients, le psychanalyste puisse se présenter à ces professionnels en son nom et leur indiquer se tenir disponible pour faire leur rencontre s’ils le souhaite. Nous vérifions bien sûr en amont que cette invite ne mette pas à mal notre propre lien de transfert aux patients car parfois, cette proposition pourrait venir à l'inverse, nourrir l‘imaginaire d’une alliance à leurs dépends.

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ELODIE CHOPARD

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