Psychothérapie, psychanalyse...

Combien de temps ça dure ?

Une psychothérapie ou une psychanalyse consiste en un travail de fond.


En effet,  jamais un simple conseil, une recommandation ou encore une méthode clef-en-main n’aura permis la résolution complète de symptômes souvent installés de longue date dans la vie de l’être. 


L’apaisement de tensions et le mieux-être passager, tout comme la hausse de moral périodique ne constitue pas une solution pérenne pour bâtir son désir et construire sa vie future. 


Au contraire, ce que vise la psychothérapie avec un clinicien formé à la méthode psychanalytique concerne bien plutôt la levée de nombreuses inhibitions (telles que la peur, la timidité, la perte de confiance en soi, etc.). Ainsi que la diminution et progressivement, la disparition de nombreux symptômes (psychiques, organiques ou corporels).


Elle tend aussi à ce que ces symptômes ne se déplacent pas dans d’autres sphères de la vie affective et comportementale : une conduite d’évitement phobique laissant place en s’atténuant à des difficulté d’ordre sexuel par exemple, ou encore un comportement obsessionnel devenant un trouble alimentaire, etc.

C’est pourquoi la traversée d’une cure doit s’envisager sur le long terme. Ce qui ne signifie pas qu’elle sera nécessairement longue, au contraire. L’être sera arrivé à bond port et sortira de cure lorsque les symptômes pour lesquels il était venu rencontrer le psychologue ne seront plus présents : lorsqu'ils seront réglés au regard du patient.

Il n’est donc pas obligé qu’elle dure des années, mais pour autant la cure doit s’inscrire dans la durée pour que des changements de fond puissent opérer et être signifiants au quotidien.

Bien sûr, nombreux sont ceux qui disent vouloir « se débarrasser rapidement » de leurs symptômes. Ce souhait trouve sa raison d’être dans l’insupportable d'une souffrance quotidienne qui a déjà fait le lit de nombreuses déceptions personnelles (échecs répétés, ruptures sentimentales, sentiment de frustration constant et répété par exemple).

Elles mettent l’individu face à sa part sombre, comme par exemple sa rage, sa colère ou bien son immaturité, sa possessivité, etc. Mais à s’impliquer dans une psychothérapie voir dans une psychanalyse, l’être qui construit une solution possible pour sa vie, s’en trouve grandit. 


Cet apaisement trouve sa place dans le quotidien des séances où il réalise qu’il se sent « moins à fleur de peau », « plus l’écoute de son (sa) partenaire, de ses enfants » ou encore « moins à bout dans son travail. »
Les petites avancées comme les grands changements de vie font de la traversée d’une cure une excursion passionnante, vivante. Ils rythment le passage du temps et lui donne sa saveur, car lorsque l’être lâche progressivement du regard la pendule il parvient enfin à exister sans décompte !


Brèves & articles :










La traversée d'épisodes maniaques 

Accès maniaques, dépenses compulsives :

Faut-il engager une prise en charge en psychothérapie ?


L’alternance soudaine entre un état de profonde affliction, de grande tristesse avec pensées mélancoliques ou suicidaires et des comportements extatiques du type de l’emballement des pensées, sentiment d’euphorie persistant jusqu’à la mise en danger de soi (financière, professionnelle, corporelle) peut signaler une souffrance diffuse qu’il s’agit de prendre en charge rapidement en psychothérapie


Euphorie continuelle, emballement dans ses actes et sa pensée, sentiment d’élation prolongé, etc. Ces états caractérisent un fonctionnement psychique débridé où l’instance de régulation entre différentes parties du moi s’effrite et ne remplie plus entièrement sa fonction de séparation. C’est-à-dire, le nécessaire maintient d’une imperméabilité entre la part inconsciente du moi chargée d’affects pulsionnels et sa part consciente, indispensable pour s’adapter à la réalité


Lors de cet accès maniaque, le patient est envahi de nombreuses pensées qui paraissent s’enchaîner entre elles sans interruption. Il redouble d’énergie qu’il dépense « en pensées » sur lui-même et sur autrui jusqu'à se priver de sommeil dans des insomnies majeures plusieurs jours consécutifs.
Sa propre lecture interprétative l’occupe entièrement et peut même s’accompagner d’une augmentation de sa consommation de stimulants (tabac, alcool, drogue, etc.) Cette dépense d’énergie, lorsqu’elle devient dépense compulsive dans des actes d’achat appelle à la vigilance du patient lui-même et de son entourage. 


La nuance entre un achat raisonné et un acte compulsif se trouve dans la parole du patient lui-même qui « n’a pas pu se contenter d’un seul  mais s’est emballé directement vers un second, puis un troisième, etc. Tout en sachant qu’aucun d’eux n’étaient nécessaire au départ et qu'il a beaucoup dépensé alors qu'il n'en avait pas les moyens. » Cet achat compulsif est pour lui comme « hors de sens », insensé et « plus fort que lui », c’est-à-dire traversé d’une impétuosité inconsciente, d’un « besoin irréfréné ». 


Dans ces cas, prendre rendez-vous chez le psychanalyse lui permettra de tenir à cette vigilance pour ne pas se mettre lui-même d’avantage en danger.

L’entrée en psychothérapie visera ensuite à démêler ce à quoi renvoie la chaîne signifiante dans laquelle ces actes d’achat compulsif se sont insérés. Par exemple, durant tel accès maniaque il n’était pas tant question de posséder tel objet, mais plutôt d’en conserver pour soi-même la trace qui a fait évènement : l’interaction enjouée avec un commerçant, la chaîne de pensées qui a motivé l’achat, la relation au tiers à qui l’objet serait offert par exemple, etc. 


L’intensité des affects qui s’était fait trop faiblement ressentir durant la période mélancolique devient désormais exacerbée. L’alternance de ces temps psychique mélancolie/manie s’organise selon une circularité fermée et complémentaire.

Lorsque la mélancolie a fait souffrir le patient durant des mois de détresse interminable, alors dans un sursaut de vie l’appareil psychique inverse radicalement sa tendance. Le patient, sans toujours s’en apercevoir s’attachera alors subitement à certaines personnes, pensées, détails inaperçus jusqu’ici ou toutes autres sensations internes neuves et positives.

Engager une démarche de soin est une voie possible contre cette circularité close car elle promeut un effet d’erre salvateur.

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Je ne m'ennuie jamais une seule minute. Quand je ne suis pas en train de me démener pour obtenir les résultats souhaités par mes clients, je me concentre sur des projets personnels qui me permettent d'explorer de nouveaux concepts et des idées innovantes.







ELODIE CHOPARD

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